L’incertitude pousse les familles à se retrouver : six Belges sur dix veulent même moins travailler pour passer plus de temps en famille

La psychologue et psychanalyste Diane Drory analyse les résultats du Baromètre de la famille ixina : « Le smartphone, c’est le poison des familles »

Image: Jelly Marketing (gauche), droit: Diane Drory
Image: Jelly Marketing (gauche), droit: Diane Drory

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

  • L’incertitude et l’instabilité nous poussent vers notre plus grande valeur sûre : la famille. Deux Belges sur trois (63 %) affirment aujourd’hui faire principalement confiance à leur famille. Mais le concept de la famille est désormais pris dans un sens beaucoup plus large : les amis proches et les animaux de compagnie sont de plus en plus considérés comme membres à part entière de « la famille ». Même les beaux-parents, autrefois moqués, sont accueillis au sein de ce cercle par la majorité des Belges.
  • La famille l’emporte sur la carrière, du moins sur le plan affectif. Six Belges sur dix souhaiteraient travailler moins afin de pouvoir passer plus de temps en famille. Malheureusement, le portefeuille en décide parfois autrement. À peine deux Belges sur dix affirment avoir les moyens financiers suffisants pour se le permettre. À ce propos, d’ailleurs, les Bruxellois sont deux fois plus enclins que les Flamands et les Wallons à échanger une partie de leur salaire contre plus de temps en famille.
  • Autre point à souligner : nous entamons beaucoup plus vite une discussion avec nos proches, même sur des sujets politiquement sensibles. Seuls trois Belges sur dix évitent de parler politique en famille. Seule ombre au tableau : le smartphone. Trois Belges sur quatre se disent agacés par l’usage du téléphone à table, alors qu’un Belge sur trois admet céder à la tentation.
  • La psychologue et psychanalyste Diane Drory, qui a analysé les résultats de l’étude, voit dans le souhait de travailler moins surtout un besoin de consacrer davantage de temps à la famille et de construire un lien plus solide avec les enfants. Elle met également en garde contre le smartphone, qui perturbe les moments de partage en famille, et invite les parents à montrer l’exemple.
  • C’est ce qui ressort du nouveau Baromètre de la famille ixina pour lequel mille Belges ont été minutieusement interrogés par le bureau d’études de marché iVOX à la demande du spécialiste de cuisine. À travers une étude représentative, ixina sondera désormais chaque année les valeurs et les relations familiales en Belgique. « Avec ce sondage, nous souhaitons prendre le pouls des familles pour mieux comprendre ce qui les anime, ainsi que les tendances qui traversent la société dans son ensemble », explique Fiona Amoroso, Responsable Marketing Opérationnel d'ixina Benelux.

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Alors que les incertitudes quant à l’avenir imprègnent de plus en plus notre société, deux Belges sur trois (63 %) déclarent faire principalement confiance à leurs proches. Ce sentiment est plus fort chez les hommes (66 %) que chez les femmes (59 %). Parmi les Wallons et les Bruxellois, il s’agit même de trois personnes sur quatre (75 %), contre plus de la moitié (54 %) chez les Flamands. Et chose intéressante, ce sont surtout les jeunes qui sont attachés à la famille. Près de la moitié (45 %) de la jeune génération (de 18 à 35 ans) estime que les liens familiaux sont plus forts qu’avant. Ainsi, plus les temps sont incertains, plus nous semblons privilégier la famille pour retrouver la sérénité.

Néanmoins, beaucoup souffrent du manque de temps. La moitié des Belges (exactement 50 %) se sentent coupables du peu de temps qu’ils passent avec les membres de leur famille.

« Les Wallons et les Bruxellois (58 %) éprouvent plus souvent ce sentiment que les Flamands (45 %) », souligne Fiona Amoroso, Responsable Marketing Opérationnel d'ixina Benelux. « Autre constat tout aussi frappant : plus de la moitié des Belges (53 %) estiment avoir aujourd’hui moins de temps à consacrer à leur famille que lorsqu’ils étaient enfants. Cette proportion atteint même 67 % chez les membres de la génération Z et 64 % chez les millennials, contre 40 % chez les baby-boomers. »

Travailler moins pour passer plus de temps avec les proches

Nous voulons rattraper le temps perdu. Près de six Belges actifs sur dix (58 %) aimeraient travailler moins pour pouvoir passer plus de temps en famille. Les Wallons (64 %) et les Bruxellois (65 %) y sont plus enclins que les Flamands (52 %). Mais pour beaucoup, c’est impossible financièrement. Un peu moins de deux Belges sur dix (16 %) seraient prêts ou décidés à abandonner une partie de leur salaire pour le faire. Précisons à ce propos que les Bruxellois (28 %) sont deux fois plus enclins à le faire que les Flamands (14 %) et les Wallons (15 %).

L’équilibre vie professionnelle-vie privée reste un point sensible

Notons que, de manière générale, l’« équilibre vie professionnelle-vie privée » des Belges n’est pas parfait et que la marge de progression est encore relativement grande. Interrogé à ce propos, seul un Belge sur cinq se dit satisfait en la matière. Les Flamands (31 %) sont apparemment beaucoup plus satisfaits que les Wallons (17 %) et les Bruxellois (19 %).

La psychologue et psychanalyste bien connue, Diane Drory explique : ​ « L’enfant occupe une tout autre place : les parents souhaitent mieux le connaître et construire un lien solide avec lui. Autrefois, les pères partaient travailler et ne voyaient parfois leurs enfants qu’un quart d’heure le soir. Aujourd’hui, ils veulent aussi participer à la vie familiale, coucher les enfants et leur raconter des histoires. Je crois que cela explique aussi leur envie de travailler moins pour consacrer davantage de temps à leur famille. »

La belle-famille, les amis proches et même… le chien

Une chose est sûre : la famille compte de plus en plus pour les Belges, tout comme l’envie de lui consacrer plus de temps. Mais la notion de la « famille » a désormais un sens plus large. Près d’une personne sur quatre (24 %) considère désormais que ses meilleurs amis font partie de « la famille ». Une personne sur trois (31,9 %) considère même que les animaux domestiques devraient aussi être inclus dans le cercle familial. La différence entre hommes et femmes à cet égard est frappante : les femmes incluent à la fois leurs animaux de compagnie (38 % contre 26 % des hommes) et leurs meilleurs amis (29 % contre 20 %) dans le cercle familial.

Diane Drory
Diane Drory

La belle-famille est aussi souvent citée. Les stéréotypes négatifs concernant les belles-mères et les beaux-pères semblent être une histoire ancienne. Aujourd’hui, six Belges sur dix (60,1 %) estiment que la belle-famille fait aussi partie de la famille « proche ». Et force est de constater que plus on est jeune, plus ce sentiment domine. Parmi la génération Z, 70 % incluent leurs beaux-parents dans le cercle familial, tandis que chez les millennials et les baby-boomers, cette proportion représente respectivement 59 % et 50 %.

« Aujourd’hui, les membres d’une même famille vivent parfois aux quatre coins du monde. On se reconstitue donc une famille élargie, avec la belle-famille ou des amis proches avec qui l’on partage la vie de famille et part en vacances avec les enfants. Notre regard sur les animaux a également changé : nous les considérons davantage comme des êtres sensibles avec lesquels nous échangeons », explique Diane Drory.

Parler politique à table ou accepter le smartphone ?

Il ressort également du sondage que la famille est aussi le cercle où chacun peut s’exprimer librement. Alors qu’autrefois, afficher ses convictions politiques en famille passait plutôt mal, nous constatons aujourd’hui que seules trois personnes sur dix préfèrent encore éviter le sujet avec leurs proches. La moitié des Flamands n’ont pas peur de se lancer dans ce genre de discussion. En Belgique francophone, par contre, le sujet demeure quelque peu sensible : près de quatre Bruxellois sur dix (35 %) déclarent éviter de parler politique à table, contre 44 % des Wallons.

Seul élément perturbateur : le smartphone. Deux Belges sur trois (68 %) sont convaincus qu’à cause des smartphones, nos contacts sont beaucoup plus superficiels qu’avant. Ce sont surtout les Flamands (73 %) qui le pensent, contre seulement 61 % des Wallons et des Bruxellois.

Plus de trois Belges sur quatre (76 %) se disent agacés de voir leurs proches penchés sur leur écran lorsqu’ils sont en famille. Ce sentiment est le plus présent parmi la génération des baby-boomers (85 %) et la génération X (76 %) et logiquement beaucoup moins parmi la génération Z (58 %).

Évidemment, on voit surtout la paille dans l’œil de son voisin. Un Belge sur trois (31 %) admet pourtant être régulièrement distrait par son smartphone lors de moments en famille. Ce pourcentage est encore plus élevé pour la génération Z (58 %) et les millennials (46 %), contre à peine 11 % pour les baby-boomers. Enfin, plus de quatre familles sur dix (42 %) affirment avoir banni les écrans pendant les moments de partage en famille.

« Le smartphone, c’est le poison des familles. Les parents disent: “Pas de smartphone à table”, puis ils sont eux-mêmes à table avec leur téléphone. Nous sommes des modèles : il faut montrer l’exemple, fixer des règles, affronter les conflits et tenir bon. Le smartphone est aussi un objet magnifique, mais il faut apprendre à le gérer », souligne Drory.

Prendre le pouls

Avec le Baromètre de la famille ixina, le spécialiste de la cuisine souhaite mieux comprendre ce qui anime les familles et la société dans son ensemble.

« Si l’on veut être plus qu’une entreprise qui se contente de vendre et jouer aussi un rôle dans la société, il faut prendre le pouls des familles », explique Fiona Amoroso. « C’est pourquoi nous sonderons désormais chaque année les valeurs et les relations familiales dans notre pays. Nous voulons aider les gens à rendre leur quotidien plus agréable. Il est donc essentiel de comprendre si les habitudes et les besoins des familles évoluent, et de quelle manière. »

À propos de l’étude

Le sondage a été effectué auprès de 1000 Belges de plus de 18 ans par le bureau d’études iVOX à la demande d’ixina. Ce sondage est représentatif au niveau de la langue, du sexe et de l’âge. La marge d’erreur s’élève à maximum 3,02 %.

À propos d'ixina Belgium

Ixina, leader du marché belge dans le domaine des cuisines équipées, dispose d’un impressionnant réseau de plus de 60 magasins en Belgique et au Luxembourg. L’entreprise s’engage pleinement à accompagner ses clients dans la réalisation de leur cuisine de rêve. Pour concrétiser ces projets, ixina s’appuie sur l’expertise de cuisinistes diplômés et de poseurs de cuisines qualifiés. L’offre proposée en magasin est étendue et comprend tout ce qui concerne les meubles et façades de cuisine, ainsi que les accessoires et la décoration. En 2021, le spécialiste de la cuisine a célébré son cinquantième anniversaire. En octobre 2026, ixina a été élue pour la sixième année consécutive Meilleure Chaîne de Magasins de Belgique dans la catégorie « cuisines » pour l’année 2026-2027, une reconnaissance qui témoigne de son engagement constant en faveur de la qualité et de la satisfaction de ses clients.

Les coordonnées de Diane Drory sont disponibles sur demande.

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